Trois ans, 6 mois et 27 jours pour être précis !
C'est pas faute d'avoir pensé à ce blog pendant tout ce temps mais il m'a fallu une prise de recul afin de prendre la plume et commencer à rédiger. Oui, parce qu'il faut se l'avouer, d'une la prise de recul est importante au sein de notre métier et de deux il y a de grande différence culturelle qui sont plus ou moins simple à accepter et/ou à digérer. Je ne trouve pas vraiment le terme qu'il faut... Je veux dire par là, que lorsqu'on arrive dans un nouveau pays tout devient plus ou moins bien qu'avant, qu'en France (ou en Angleterre). Parfois il vaut mieux se laisser un peu de temps afin de se faire son opinion, de laisser de côté les stéréotypes ou ressentis de l'entourage, des collègues et toutes ses critiques plus ou moins positives/négatives que l'on voit passer sur des pages d'eje/éducation sur un fameux réseau social.
Et puis la vie suit son court. On y pense, on réfléchi au thème de ce premier billet et le temps nous échappe, ou on ne prend pas le temps car ce temps on le garde pour autre chose. Mais quand le temps vient à nous, c'est une évidence, il est temps de s'y remettre et de rendre publique ses réponses aux mails reçus concernant le travail d'eje en suède.
Je ne vais pas tout aborder dès ce soir bien-sûr, car il y en a pas mal à raconter quand même!
J'ai en tête d'aborder les thèmes suivant (ordre non définit):
- la reconnaissance du diplôme
- le type de structure
- âge des enfants accueillis
- le métier "d'eje" et autres professionnels en structure.
- le projet pédagogique suédois
- le regard sur l'enfant
Je serai ravie d'inclure d'autre thème si vous le souhaitez. L'idée est toujours aventure EJE mais si jamais certains veulent en apprendre un peu plus sur la vie ici, je serai ravie de partager mes ressentis.
Bien-sûr ce blog n'est pas à une référence officielle, la plupart du contenu de ces articles fait suite à mon expérience, mes ressentis, mes interprétations et à ma façon de voir les choses. Je souhaite rester assez neutre mais je ne peux faire abstraction de mon vécu. Car oui, j'adore la Suède, j'y suis et je veux y rester même si tout n'est pas parfait. Je dirai presque que le négatif se situe plus au niveau professionnel que personnel mais ça c'est certainement dû au fait que le métier d'éducateur de jeunes enfants avec toutes ses facettes "à la française" n'existe qu'en France! (ou peut-être dans des pays francophones, mais je n'y ai jamais travaillé donc je vous laisse le soin de corriger si vous le savez :-) )

